la Révélation d'Arès en quelques lignes

Il est difficile de résumer un tel message qui n'amène ni dogmes ni idéologie mais simplement les mots de celui que les hommes dans leur histoire ont appelé de nombreux noms : Dieu, l'Éternel, Allah, Adonaï, etc.

Il est également plus aisé dans les premiers temps de préciser ce que n'est pas la Révélation d'Arès, plutôt que ce qu'elle est. C'est un message qui ne peut être compris sans qu'on le vive, ce qui demande du temps et relève des actes, non de la spéculation intellectuelle ou de l'adhésion à des credos, des dogmes ou des idées sensées sauver par elles-mêmes.

Ces lignes ne sont donc qu'un premier aperçu. Elles ne peuvent se substituer à la lecture de la Révélation d'Arès.

une foi existentialiste

Parfois perçu au premier abord comme religieux, ce message se démarque totalement de la religion comme elle s'est imposée à l'homme dans l'histoire, pour peu que l'on prenne le temps de le comprendre, c'est-à-dire de le vivre.

La Révélation d'Arès apparaît sous une lumière différente. On perçoit entre autres mieux la difficulté qui se dresse devant l'entreprise à laquelle elle appelle les hommes : changer le monde et retrouver la plénitude et le bonheur - rien que ça -, parce que l'être humain dans le monde occidental du XXIe siècle est bien plus faible qu'il n'y paraît.

Ce message appelle bel et bien l'homme à changer, à remettre en question les fondements de sa civilisation et à rebâtir un monde fondé sur la vie spirituelle, autrement dit sur la fraternité, le partage, la liberté et naturellement, les retrouvailles avec le Créateur. Cela, aucune politique, aucune religion ne l'a montré avec autant de force depuis bien longtemps, parce qu'au lieu de servir l'homme, elles servent un système d'intérêts, de pouvoirs et de dominations.

Il s'agit donc bien d'un message de foi, mais qui marque clairement la supériorité des actes sur les croyances, dont beaucoup sont à ranger au rang des superstitions ou de l'idolâtrie modernes.

la vie spirituelle : la vie tout court

La Révélation d'Arès promeut une vie spirituelle libre, c'est-à-dire notamment la capacité pour l'homme de se déterminer par lui-même, ou encore d'être créateur de sa propre vie mais aussi la société. C'est en ce sens que la dynamique du message a pu être qualifiée d'existentialisme.

Ce message nie donc la fatalité à laquelle se résignent les hommes qui considèrent leur condition comme "normale" ou indépassable. Il rappelle que chacun peut évoluer à partir de ses propres bases, dans son individualité unique. Elle ouvre dans ce sens des perspectives encore inconcevables pour la mentalité contemporaine qui a perdu ne serait-ce que l'intelligence de sa condition.

vers une civilisation nouvelle

La Révélation d'Arès annonce d'une certaine manière la fin possible de l'histoire souvent tragique de l'humanité. La réalité de l'homme d'aujourd'hui n'est pas le Réel auquel l'homme peut et doit aspirer et surtout, dont il relève fondamentalement. L'homme est avant tout un être spirituel. Dans cette perspective, la Révélation d'Arès relie de façon inédite le spirituel à l'histoire. Elle présente implicitement que l'histoire de l'humanité telle que nous la percevons est déformée, car l'enjeu de base reste le retour de l'homme à un monde heureux (ou un plan créateur, ou encore ce que l'on appelle Eden). Ce retour ne dépend que de la volonté des hommes, capable ou non de triompher de forces diverses qui le maintiennent sinon dans ce que nous appelons le système. Certes, ce monde que l'homme s'est créé n'est pas sans mérites et charmes, mais l'humanité est capable de bien d'autres choses pour peu qu'elle se libère de fausses promesses, de ses pouvoirs et dominations de toutes sortes, et que suffisamment d'hommes exercent la force de bien dont ils sont capables.

Elle atteste que l'humanité fut créée bien avant ce que relate la Bible avec l'épisode de la Genèse. Cette création a suivi des voies d'évolution que nous ignorons, mais il est sûr que cette humanité n'était pas encore dotée de certaines particularités que la Bible résume comme étant "l'image et ressemblance de Dieu". Adame représente non un individu précis mais simplement un état de l'humanité (comme le laisse d'ailleurs entendre la signification du terme en hébreu). Par ses choix, cette humanité s'est engagée peu à peu sur une voie permise par sa liberté, mais problématique dans ses conséquences que l'on résume par le terme "péché".

Par liberté, il faut entendre à la fois le choix propre à chacun de suivre cette voie du retour à l'image ou ressemblance (Dieu propose et l'homme dispose); mais également le refus de pouvoirs, dominations, hiérarchies de toutes sortes qui empêchent l'évolution de l'homme. Et parmi ces dominations, les forces diverses qui habitent l'individu ne sont pas des moindres : superstitions en tous genres, chaos mental, pulsions destructrices, etc.

la fin de l'idolâtrie et de la superstition

Dans l'un de ses points les plus intenses, la Révélation d'Arès pointe le doigt sur deux fléaux qui accablent notre monde : les superstitions d'un côté et l'idôlatrie de l'autre. Surprenant pour une civilisation qui sous couvert de rationalisme croit avoir presque achevé de faire triompher la raison.

Mais en réalité, les superstitions et les idoles n'ont fait que subir un transfert. Elles existent bel et bien sous des formes souvent inattendues, notamment quand elles assurent la domination et le profit de castes sur d'autres. Elles prennent simplement d'autres formes : amour exagéré de l'argent, convoitise, cupidité, avarice, adoration de productions matérielles parfois futiles, nationalisme, amour de la patrie, etc. Des idoles de bois, l'humanité est passée aux idoles de l'esprit, des idées qu'elle respecte et auxquelles elle se soumet servilement alors que l'histoire montre qu'il n'en sort rien de bon.

l'auto-critique : moteur de l'évolution

La Révélation d'Arès appelle l'homme à une auto-critique et à une évolution permanente, le plaçant ainsi devant des perspectives infinies. Elle va à contre-courant d'une humanité satisfaite d'elle-même, ou autolâtre pour reprendre les termes de Flaubert, qui se montre curieusement d'autant plus rétive à une remise en question qu'elle croit trouver des solutions à des problèmes qui débouchent sur de nouvelles impasses.

C'est ainsi que certains observateurs ont qualifié les assemblées telles que voulues par la Révélation d'Arès d'anarchie spirituelle.

l'anti-culture

La première partie de la Révélation d'Arès (appelée l'Évangile donné à Arès) a parfois été qualifiée d'anti-culture. Non au sens d'un rejet de la connaissance, mais au sens d'un refus d'accepter pour intangible l'ensemble des valeurs de notre civilisation. Elle appelle l'humanité à un tri serein à partir du fond qui lui est propre. En d'autres termes, il s'agit d'une invitation à prendre une position ontologique selon laquelle l'homme est doté de qualités qui en font un être unique dans l'univers : la parole, l'individualité, la liberté de choix et d'action, l'amour et le pouvoir de crétion. En particulier, l'être humain s'inscrit dans une évolution de l'univers dont il n'a peut-être plus conscience, mais à laquelle il est appelé à participer, quelles que soient les dimensions impliquées.

l'anti-structure

La deuxième partie du message a de son côté été qualifiée d'anti-structure. Il témoigne d'une dimension dont l'homme est capable qui échappe à toute forme de morale pour s'inscrire dans une vie dont les tenants et aboutissants dépassent le distingo bien et mal. L'homme, seul face à lui-même et à son Créateur ne peut vivre encadré par des structures, des systèmes et des lois qui ne peuvent jamais être une réponse définitive aux problèmes posés par l'existence.

un mouvement laïque

De part son attitude même, le mouvement des pèlerins d'Arès est un mouvement laïque. Il appelle non seulement au dépassement des structures religieuses et ou de pouvoir profane, mais également au dépassement des mentalités sur lesquelles s'appuient ces structures et pouvoirs.

La Révélation d'Arès vise donc à réinsuffler dans notre monde une force de fond qui manque aujourd'hui aux hommes et promeut non une vérité intangible mais une direction.