la Révélation d'Arès et la pénitence

La pénitence pour la religion et, à sa suite, pour la tradition populaire a pris un sens rétroactif et expiatoire, celui de "profond regret ou de remords d'avoir offensé Dieu", accompagné de l'intention de réparer ses fautes et de ne plus y retomber, dans la religion chréitenne.

L'étude de Nicolas Poussin ci-dessous en est une illustration révélatrice. Elle illustre le sujet biblique durant le repas de Jésus chez Simon le Pharisien au cours duquel la pécheresse Magdeleine, tout en pleurs, se penche sur les pieds de Jésus, les essuie avec ses cheveux, les couvre de baisers et les oint de parfum pour exprimer son repentir

étude pour La Pénitence, tableau peint par Nicolas Poussin en 1646-1647 - cabinet des arts graphiques du Musée Fabre à Montpellier

La pénitence, pour la Révélation d'Arès, est tout autre chose, une dynamique constructive, le changement de vie personnel qui, dans la joie et dans la fête, consiste à rendre heureux son entourage humain en renonçant à tout ce qui peut lui faire mal (mensonge, égoisme, autoritarisme, etc.) pour n'agir que de façon généreuse, aimante et franche, en se rendant libre de otus préjugés envers les autres, en pardonnant les fautes et en recherchant l'inelligence du cœur pour compenser l'intelligence intellectuelle, outil merveilleux, mais devenu calamiteux en devenant exclusif.

C'est par la multiplication des pénitents individuels ainsi définis que le monde changera en bien dans des proportions à pein imaginables (Éden restauré), et non par la religion, la politique et les lois qui existent depuis des millénaires, mais qui n'ont jamais vaincu le mal.

Autrement dit, l'Évangile idéal de Jésus n'a jamais été accompli, mais reste accomplissable. La pénitence, que n'importe qui peut pratiquer, le peut.

C'est en rappelant que la pénitence est la clé du salut, tant celui de l'individu que celui du monde, que la Révélation d'Arès est tout simplement la continuation d'une Parole encore inaccomplie.