foire aux questions

Cette foire aux questions balaie quelques-unes des interrogations à propos du mouvement des pèlerins d'Arès et de son message fondateur qui ont été soulevées de toutes parts depuis maintenant plus de trente ans.

Là encore, les réponses sont multiples. Ces quelques lignes ne sont qu'une tentative d'éclairage parmi d'autres. Preuve encore une fois que l'état d'esprit se fonde plus sur l'expérience d'une direction commune que sur des dogmes ou une doctrine qui sont la marque de la religion.

- Arès, c'est qui ?... ou plutôt, c'est où ?

Cette question revient spontanément lors de rencontres avec le grand public qui découvre pour la première fois le livre la Révélation d'Arès. En fait, il vaudrait mieux demander, Arès, c'est où ? Car il s'agit simplement d'une petite localité située sur la rive nord du Bassin d'Arcachon, dans le département de la Gironde (33), en France. Le nom est d'origine grecque, Arès étant l'équivalent du Mars latin (le dieu de la guerre) dans la mythologie hellène. Arès jouxte une autre bourgade appelée Andernos (vraisemblablement d'origine identique). Les deux auraient été fondées par les Grecs comme comptoir ou point de chute. La situation maritime locale y est en effet plus calme que dans le reste du Bassin d'Arcachon, permettant le mouillage d'embarcations à faible tirant. La localité se présente par ailleurs comme un lieu de résidence à, à l'année et plus encore de villégiature.

- Le frère Michel, c'est qui ?

Le frère Michel (Michel Potay de son nom complet) est le témoin direct des événements d'Arès, survenus en 1974 et 1977. Il est donc en quelque sorte le premier pèlerin d'Arès pour ainsi dire. Le premier à s'être mis en marche, tout à fait librement devant l'évidence du message qu'il avait reçu, alors qu'il aurait pu refuser de s'y plier, comme d'autres l'ont fait. Vous pourrez trouver plus d'informations sur l'un des sites personnels qu'il a réalisés.

- Quelle est l'origine exacte de la Révélation d'Arès en quelques mots ?

C'est tout simplement la réunion du message reçu de la bouche du messager Jésus en 1974 au cours de quarante manifestations de janvier à avril, et du message reçu de cinq manifestations directes de Dieu en octobre et novembre 1977. Figurent également dans l'édition actuelle de la Révélation d'Arès les notes et annotations du témoin, ainsi qu'un extrait du périodique annuel qu'il écrit (le Pèlerin d'Arès), intitulé 'Nous croyons, nous ne croyons pas'. Ce texte précise les grandes lignes de la foi arésienne, notamment dans ses nombreuses différences avec la foi religieuse et toute la dynamique de changement à laquelle chacun est convié. Signalons également que l'ensemble est traduit en anglais dans le même ouvrage.

- J'ai trente secondes pour comprendre le fond du message délivré par la Révélation d'Arès, qu'en est-il ?

L'homme doit comprendre qu'il a en lui-même les ressources pour résoudre les problèmes de l'existence et que la base du changement du monde, c'est le changement de l'homme lui-même. Cela, ni la religion, ni la politique, ni d'autres solutions "extérieures" à l'homme n'ont réussi à le faire. La vocation de l'homme est le bonheur, mais il ne peut venir que de la réactivation de notre dimension spirituelle. Dans la crise actuelle du monde occidental, c'est une prise de conscience aussi urgente qu'incontournable.

- Votre mouvement en fait, c'est une nouvelle religion ?

À l'origine des trois religions monothéistes occidentales (le christianisme, l'islam, le judaîsme), on trouve toujours une manifestation de celui que les hommes ont appelé Dieu, Adonai, Allah, l'Eternel, Elohim, etc. Les noms ne manquent pas. Ce qui est arrivé à Abraham, Noé, Jésus, Mahomet, Moîse, etc., n'est pas très différent de ce qui est arrivé au frère Michel. C'est la raison principale pour laquelle on assimile de prime abord le mouvement de pèlerins d'Arès à une religion.

Mais les religions ont beaucoup dévié de leur but. D'un mouvement de vie qui devait changer le monde, elles sont devenues une forme de système, pliant sous les chefs, les hiérarchies ou les dogmes, les fausses interprétations ou les deux à la fois. En somme, ce qui devait être accompli ne l'a pas été, la religion finissant par poser plus de problèmes qu'elle était sensée en résoudre. Aujourd'hui, plus que jamais, presque tout reste à faire.

Disons qu'en toute humilité, la vigilance doit conduire celles et ceux qui se sentent concernés par cet appel à dépasser tout esprit de religion et à incarner toujours plus la Vie avec un grand "V".

- Mais si Dieu existait, on ne verrait pas autant de malheur !?

Dieu a créé l'homme libre de ses choix. Comme on le retrouve dans plusieurs passages de la Bible et du Coran, le Créateur ne peut qu'attendre que l'homme revienne de lui-même à à sa véritable vocation.

- Votre programme, c'est quoi ? Que proposez-vous ?

En paraphrasant les mots de Winston Churchill pendant le "blitz" sur Londres, nous pourrions dire : "De la sueur et des efforts, mais au bout de la route, un autre monde.". La Révélation d'Arès n'est malgré tout pas un programme politique disant : "Il n'y a qu'à faire ceci ou cela" et passer une loi derrière pour garantir que les choses seront effectives.
Elle n'est pas non plus un livre de recettes pour le bien-être individuel comme c'est fort à la mode aujourd'hui. Pas de démagogie d'aucune sorte, mais un appel à aller chercher en soi ce que trop souvent l'homme va chercher "à l'extérieur". Ce n'est que peu à peu que les issues émergeront, que sera jetée la lumière sur la grande complexité des problèmes humains.

- Pourquoi vous ne fondez pas un parti politique ?

Si on a bien compris ce qu'est réellement un parti politique, cette option est pratiquement antinomique avec l'esprit du message. On voit d'ailleurs dans l'histoire des hommes qu'à chaque fois que des idéaux se sont structurés en parti politique, ils sont souvent devenus moribonds ou pire, se sont mués en tyrannie.

- On ne peut pas changer le monde, c'est comme ça.

Il n'y a pas de débat d'idées face à ce constat. Simplement, celui qui ose faire un pas en avant dans ce sens peut vite prendre conscience des effets produits, même s'ils sont peu perceptibles parfois. Peut-être l'homme a-t-il aujourd'hui peur de ses propres actes ?

- De toute façon, il y a toujours eu des guerres (variante : de la violence, du malheur, de la domination, etc.), on n'y peut rien.

On peut penser à la chanson de Nino Ferrer, "le Sud" et au : "Un jour ou l'autre, il faudra qu'il y ait la guerre" et à bien d'autres plaintes d'hommes désabusés. Mais s'il existe bien une originalité profonde dans le message de la Révélation d'Arès, c'est que l'homme reste maître de ses choix. Au lieu de déléguer notre liberté à des pouvoirs nous reprenons peu à peu notre destin en mains, nous retrouverons par là-même la force de dire non à cet engrenage de violence et de tragédies. Cette perspective n'est pas pour demain, ni même après-demain peut-être, mais tout homme qui commence à changer ne la considère pas moins réaliste que la réalité de son propre changement.

- La déculturation dont vous parlez, c'est le refus de la connaissance ?

Le terme déculturation n'invite pas à refuser la connaissance. Il caractérise simplement un point important de la Révélation d'Arès qui invite à un tri serein des valeurs auxquelles l'humanité s'attache par résignation, naïveté, paresse ou peur. Le monde ne pourra changer que si la mentalité de l'homme change au plus profond, que si à l'esprit de système se substitue la vie spirituelle.

Cela n'a rien à voir avec la nécessaire connaissance du monde et de la création dont l'homme apprend nécessairement beaucoup, pour peu qu'il ne renverse pas les priorités et qu'il se souvienne que Dieu peut aussi être considéré comme le principe premier de toute vie, y compris de la plus matérielle.

Tout ce que nous croyons "normal" ou "naturel" n'est en réalité souvent que la conséquence de choix de l'humanité (ou de ses non-choix, c'est tout comme) qui n'ont jamais abouti au bonheur. Ils sont donc arbitraires, en fonction des préjugés et de la conscience d'une époque donnée. Ainsi longtemps les hommes ont cru que l'esclavage était "normal", le tout renforcé par de prétendues théories scientifiques. Aujourd'hui, sous la poussée d'hommes de progrès, toute cette histoire apparaît comme monstrueuse, une "horreur". Il doit en être de même pour bien des idées, concepts et autres aspects de l'humanité que nous croyons intangibles, mais qui sont tès relatifs à l'échelle de l'histoire.

Cette invitation n'est pas nouvelle, pas plus que la Révélation d'Arès n'est nouvelle en soi (il vaut mieux dire qu'elle est inédite). Déjà dans la Genèse, Abram (qui prendra plus tard le nom d'Abraham) est invité à "partir, à ne pas revenir" ("Lekh, lekha" en hébreu). Il ne s'agit pas tant d'un déplacement géographique que de l'évasion de la mentalité de l'époque dont nous ne savons plus grand chose si ce n'est qu'elle était déjà très éloignée de la vocation initiale de l'homme.